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Le tissage du
velours de soie dont il faut rechercher les origines en Chine,
s'implante vraisemblablement au 13ème siècle en Italie,
notamment à Venise qui est très tôt renommée pour ses velours
" ciselés ", une des plus merveilleuses exploitations des
techniques de velours façonnés (à dessins) que Gênes reprend
et perfectionne au cours des 14 et 15ème siècles pour
finalement l'imposer au 16ème siècle sous le nom de velours de
Gênes.
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> Ces somptueuses étoffes fascinent le roi de France
et sa cour. Dès 1536, François 1er favorise l'installation des ouvriers en
soie italiens dans la ville de Lyon : Le premier atelier de velours est alors
créé par une poignée d'hommes venus de Gênes avec matériel et savoir-faire
.
Les premiers perfectionnements du métier à tisser
permettent dès le début du 17ème siècle de produire des étoffes à grands rapports
de dessins et à coloris variés qui vont bientôt faire la gloire de la fabrique
lyonnaise. Sous Louis XIV, grâce à l'impulsion de son ministre Colbert, l'Art
de la soie avec ses étoffes façonnées (brochés, brocarts, damas, lampas, velours…)
devient français et exerce désormais une influence prépondérante en eurospe.
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Technique de Fabrication
du Velours Ciselé
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La complexité d' une étoffe telle que le velours
ciselé en a rendu la fabrication mécanique et industrielle impossible. Aussi,
aujourd' hui, le velours ciselé est-il toujours réalisé à la main sur des
" métiers à bras ": le tisseur répète les mêmes gestes ancestraux pour une
production journalière d'environ 40 à 60 cm .
Le velours ciselé comporte deux effets de velours
qui viennent se superposer: le velours coupé plus haut que le velours frisé
(ou bouclé).
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Pour obtenir ces deux effets, le tisseur ,
tout en croisant chaîne et trame pour faire le fond, intercale deux sortes
de tiges métalliques appelées " fers " sur lesquelles passent les fils destinés
à faire le velours :
- des fers cylindriques
qui vont produire des rangées de bouclettes lorsqu'ils seront retirés du tissu
- des fers carrés
pourvus sur toute leur longueur d'une cannelure dans laquelle le tisseur vient
glisser une lame de rasoir qui sectionne toutes les boucles formées par les
fils et produit ainsi les touffes de poils.
(l'épaisseur de ces fers est inférieure à 1mm)
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Le métier à bras Jacquard
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Dès son utilisation à Lyon, les tisseurs et
mécanisations lyonnais n'ont eu de cesse de perfectionner le métier à bras,
d'une part pour améliorer la technique et la richesse des grands façonnés,
d'autre part pour faciliter la lourde tâche des ouvriers. Aux côtés du tisseur,
une ou deux autres personnes étaient nécessaires sur le métier pour sélectionner
la levée complexe des fils de chaîne.
Jacquard , né à Lyon en 1752, fils d'un maître
ouvrier en soie, fort des améliorations apportées au cours des 17 et 18è siècles
successivement met au point en 1804 sa nouvelle mécanique.
La simplification du tissage due à la mécanique
Jacquard a permis de réaliser une économie considérable de main d'œuvre sans
pour autant nuire à la qualité de l'étoffe.
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